L’hébergement en AEMO Renforcée, tels que nous le concevons à l’ADSEAO, est non seulement un moyen de mise à l’abri immédiate, mais il est surtout un moyen de médiation éducative faisant partie intégrante de l’action.
Le service dispose d’un dispositif d’hébergement pouvant permettre l’accueil de l’adolescent jusqu’à 2 semaines dans un souci de protection et de distanciation de l’environnement habituel sans avoir recours à une demande de placement auprès des autorités judiciaires.
Ces hébergements ponctuels ou périodiques sont partie intégrante de l’accompagnement proposé. Cette mesure est définie par l’article 375 du Code Civil et n’est pas une sanction.
En effet, dès démarrage de la mesure il est proposé au jeune, dans l’objectif de favoriser le lien et que le service devienne un repère où il pourra être en sécurité et trouver un lien de ressource.
Il est possible d’héberger un jeune de façon réactive puisque l’organisation du travail est pensée tout au long de l’année, pour assurer un accompagnement adapté en fonction des besoins du jeune hébergé.
Notre protocole d’intervention concernant l’hébergement implique qu’aucun jeune n’est orienté directement. Il est accueilli obligatoirement une nuit au service avant un hébergement au domicile d’une assistante sociale. Le jeune et l’assistante sociale se rencontrent en présence du réfèrent ou du psychologue avant chaque départ.
En cas de fugues d’un jeune, pendant un hébergement, nous appliquons le protocole départemental en cas de fugue ou disparition inquiétante. Les responsables légaux sont immédiatement informés.